La présence juive chinonaise semble dater du 12e siècle. Des documents administratifs en attestent à partir du siècle suivant.

La plupart des juifs chinonais habitèrent dans la rue de la Juiverie, à proximité du Palais de Justice de Chinon. Il y avait alors une synagogue, un mikvé et un centre d’études de renommée.
Le 27 août 1321, suite à une accusation (fréquente à l’époque) fallacieuse d’empoisonnement des puits, les 160 juifs chinonais furent brulés vifs dans un lieu à la sortie de la ville, sur l’île de Tours, où se trouve actuellement le faubourg Saint-Jacques .
Parmi les illustres juifs de Chinon, on peut citer les tossafistes Jacob et Nethanel de Chinon et la grande figure rabbinique Isaac ben Isaac.
Face à la montée des actes antisémites en France, un jardin des Justes a été inauguré à Chinon le 26 janvier 2024. Il est situé au niveau du Vieux Marché, en face de la maison familiale de Jacques Caen, dont une partie de la famille a été déportée et assassinée au camp d’Auschwitz-Birkenau. Ce survivant âgé de 97 ans a rappelé le courage des Justes pendant la Shoah et la nécessité de s’imprégner aujourd’hui de ce courage. Des écoliers et collégiens de Chinon ont participé à la commémoration avec des chants et des lectures de poèmes.