Slovénie / Centre et Nord-Est

Ljubljana

Centre Culturel juif de Ljubljana

Jewish Cultural Centre Ljubljana - Judovski kulturni center Ljubljana, Slovenia, Križevniška ulica 3, 1000 Ljubljana, Slovénie

Site de l’ancienne synagogue

Židovska steza 4, Ljubljana, Slovénie

Cimetière juif de Zale

Cimetière Zale, 1000 Ljubljana, Slovénie

Ljubljana. Photo by Janez Kotar

Les seules traces encore visibles d’une ancienne présence juive dans la capitale sont les noms de deux rues étroites du centre-ville, la Zidovska ulica (« rue des juifs ») et la Zidovska steza (« passage des juifs »), où se trouvait le ghetto médiéval, jusqu’à l’expulsion de 1515. Les vestiges d’un quartier d’une trentaine de maisons se trouveraient sous les bâtiments baroques construits au XVIIe siècle sur des fondations de l’époque médiévale. Un monument aux victimes de l’Holocauste a par ailleurs été érigé dans un coin du cimetière municipal.

La présence juive à Ljubljana date probablement du 12e siècle. Selon l’historien I.V. Valvasor, suite à sa destruction par un feu, les juifs rénovèrent la synagogue de la ville en 1213. Un ghetto composé de quelques dizaines de maisons se trouvait probablement à l’actuelle place Jurcicev. La population juive ne dépassa jamais les 300. La communauté possédait une école et un beth din. Le quartier a depuis été totalement reconstruit, au 17e siècle puis au 19e.

Centre culturel juif de Ljubljana

Expulsés de la ville en 1515 par l’Empereur Maximilien, les juifs ne purent revenir qu’à partir de la régence de Joseph II. Le 19e siècle fut plus accueillant, les juifs se réinstallant et obtenant l’émancipation en 1867. En 1910, on compte ainsi 110 juifs à Ljubljana, n’ayant pas de communauté à part entière et étant rattachés pour les offices religieux à celle de Graz en Autriche. Lorsque la ville fut intégrée à la Yougoslavie, la communauté fut rattachée à celle de Zagreb.

La  synagogue se trouvait probablement au numéro 4 de la rue Zidovska steza. Le cimetière juif est situé sur une parcelle du  cimetière municipal de Zale. Une vingtaine de tombes, très modestes. Au centre du cimetière se trouve un monument en souvenir des victimes de la Shoah. Lequel a été érigé en 1964.

Robert Waltl, un directeur de théâtre qui découvrit sur le tard ses origines juives, entreprit en 1999 de rénover un immeuble abandonné pour y accueillir un théâtre. Approché par des artistes juifs qui ne disposait plus de synagogue depuis la fermeture de la dernière de Ljubljana, il céda un étage du théâtre pour le transformer en  Centre culturel incluant un musée juif, un lieu du souvenir de la Shoah et une synagogue. Le rabbin Ariel Haddad, basé à Trieste mais effectuant chaque semaine une tournée auprès des communautés juives de Slovène y organise des prières régulièrement.