France / Paris

Le Marais

Synagogue de la rue Pavée © Yair Haklai – Wikimedia Commons

Au XVIIIe siècle, on appelait les environs de la place Saint-Paul « la vieille juiverie ». Jusqu’aux premières années du XXe siècle, la place Saint-Paul portait le nom de « place des Juifs ». Ces ruelles se visitent de préférence le dimanche matin quand la vie juive reprend son cours après le shabbat.

La rue Pavée se situe à quelques dizaines de mètres du métro Saint-Paul. C’est ici le Pletzel, la petite place en yiddish. Dans cette rue perpendiculaire à la rue des Rosiers s’élève un surprenant édifice de style « nouille » classé monument historique. C’est la synagogue de la rue Pavée , dessinée en 1913 par Hector Guimard, alors chef de file du Modern style et créateur des fameuses bouches du métro parisien.

La rue des Rosiers est habitée par les juifs depuis le Moyen-Age. Quand Charles VI les expulsa de son royaume, la rue se vida de ses habitants. Après la Révolution française, 400 ans plus tard, les communautés juives nouvellement émancipées revinrent s’installer dans cette même rue ! Des historiens émirent l’hypothèse que des familles juives auraient continué à y vivre clandestinement et, lorsque l’édit d’interdiction fut levé, certains juifs rejoignirent naturellement des coreligionnaires qui les attendaient.

Au 17 de la rue des Rosiers, un oratoire en étage fut sans doute édifié quelques années avant la Révolution française. Les archives de ce lieu furent malheureusement détruites sous l’Occupation.

De nos jours, même si elle abrite de nombreuses boutiques de luxe, la rue des Rosiers, avec ses librairies, particulièrement la Librairie du Temple , lieu de référence dans le quartier, avec la librairie du mahJ, pour les livres à thématique juive. Mais aussi les restaurants et autres échoppes typiques, participant à la vie du Marais en tant que centre important de la vie juive parisienne.

mahJ. Photo de Christophe Fouin.

Pour les amoureux de cuisine israélienne et de son fameux pain pita, on ne manquera pas le Miznon , pensé par le célèbre chef Eyal Shani. Au menu, poisson épicé, ratatouille et chou fleur maison dans une ambiance décontractée et chaleureuse.

Bon nombre d’usuriers juifs habitaient rue des Écouffes. En ancien français, le terme « escouffe » désignait un oiseau de proie, le milan, qui servait d’enseigne aux prêteurs sur gages. Le nom de cette rue témoigne donc des métiers d’argent auxquels les autorités avaient réduit les juifs.

Jusque dans les premières années du XXe siècle, la rue Ferdinand-Duval fut la rue des Juifs. S’avisant que cette appellation pouvait choquer, la municipalité lui substitua « Ferdinand-Duval », du nom d’un préfet de Paris.

L’hôtel de Saint-Aignan, somptueux édifice du XVIIe siècle, abrite le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme , exceptionnel tant par ses collections que par ses ambitions. Ce musée est l’émanation d’une triple volonté de la Ville de Paris, du ministère de la Culture et des institutions communautaires.

Edouard Moyse, Le Grand Sanhédrin, 1867 (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, Paris)

La base muséographique est constituée d’un ensemble réuni au XIXe siècle par le chef d’orchestre Isaac Strauss. Comme ses homonymes viennois, le Strauss français composa des valses et fit danser la société du Second Empire. Son succès dépassa vite les frontières et, passionné d’histoire juive, il entreprit de réunir, au cours de ses voyages en Europe, des objets rituels de toutes les époques. En 1890, cette remarquable collection fut acquise par la baronne Nathaniel de Rothschild, qui en fit don à l’État. Le musée regroupe également les objets exposés longtemps au musée d’Art juif – aujourd’hui fermé – ouvert après guerre à Montmartre (maquettes de synagogues polonaises en bois réalisées après la guerre par des élèves de l’école professionnelle ORT), les collections du Consistoire de Paris (couronne de Torah, Galicie, 1810) et celles de la Fondation du judaïsme français, ainsi que des acquisitions propres (peinture de Samuel Hirszenberg, Le Cimetière juif, 1892).

Rencontre avec Paul Salmona, Directeur du mahJ, qui nous raconte l’histoire du musée et ses grands moments. Il présente également l’expo actuelle consacrée à Pierre Dac et les projets futurs du musée.

Paul Salmona. Photo de Hannah Assouline

Jguideeurope : Quelle est l’origine du choix du lieu pour y accueillir le mahJ ?

Paul Salmona : L’idée d’un musée du Judaïsme à Paris est assez ancienne, mais elle a cristallisé en 1980 avec l’exposition au Grand Palais des chefs-d’œuvre de la collection juive du musée de Cluny. Le projet a alors pris corps avec la recherche d’un lieu. Claude-Gérard Marcus, alors élu de Paris, sut convaincre Jacques Chirac de mettre à disposition l’hôtel de Saint-Aignan, acquis par la ville en 1962 dans le cadre du plan de sauvegarde du Marais. Dans le même temps, Jack Lang s’engageait à cofinancer le projet et à y déposer la collection de Cluny.

mahJ. Photo de Sandrine Adass.

Une association de préfiguration fut créée en 1988 et dix ans après le musée ouvrait sous l’égide de Laurence Sigal, la première directrice. Cela faisait sens de l’installer en ce palais aristocratique occupé à partir du 19e siècle par des ateliers de fourreurs, de tailleurs, de casquettiers et de chapeliers, à mi-chemin entre la rue des Rosiers et la synagogue de Nazareth, dans un quartier qui accueillit des vagues d’immigrations juives de l’est de la France, puis d’Europe centrale et orientale. Une œuvre de Christian Boltanski rappelle d’ailleurs cette histoire dans une œuvre intitulée « Les Habitants de l’hôtel de Saint-Aignan de 1939 » et installée dans une courette.

Gerschel, Alfred Dreyfus en uniforme, Paris, vers 1890

Pouvez-vous nous parler de certains moments particulièrement marquants au mahJ ?

Il y en a tant en 22 ans d’activité intense. Parmi les acquisitions, il faut évoquer le don des 2600 archives de l’affaire Dreyfus par la famille du capitaine, ou l’achat en 1988 de la soukkah autrichienne, première acquisition à titre onéreux de Laurence Sigal ; on peut mentionner le don des Colonnes de Guerry de Georges Jeanclos par la famille de l’artiste, l’achat de 435 photographiqes anciennes de Helmar Lerski grâce à une souscription publique… Avant de prendre mes fonctions, j’avais été très marqué par l’exposition « Futur antérieur » qui révéla au public français l’avant-garde des années 1914-1939 qui ambitionnait de créer un art moderne proprement juif en puisant dans l’art populaire traditionnel du yiddishsland. On peut aussi citer l’exposition sur le Golem qui a permis de montrer comment ce mythe irrigue l’Occident même si peu de gens savent qu’il s’agit au départ d’une légende juive. L’exposition Charlotte Salomon a été une véritable découverte pour le public, qui a eu comme postérité la réédition de Vie ? Ou théâtre ? par Le Tripode, un immense succès pour un livre d’art de cette ambition. Je pense aussi aux autoportraits d’Arnold Schönberg qui étaient très peu connus et dont l’exposition a beaucoup marqué le public. Le mahJ a aussi accordé une belle place au 9e art avec « De Superman au Chat du Rabbin » et « Les mondes de Gotlib » ou « René Goscinny, au-delà du rire ».

Soukkah, Allemagne ou Autriche, fin du XIXe siècle © mahJ – Gérard Dufrêne

Pouvez-vous évoquer un autre lieu lié au patrimoine culturel juif important pour vous personnellement et qui mérite d’être plus connu ?  

Je pense d’abord à la synagogue de Cavaillon, construite au milieu du 18e à l’emplacement de la synagogue médiévale. De style très rococo, elle est bien mise en valeur par sa récente restauration. C’est le témoin d’un monde disparu, celui des juifs comtadins, qui avait survécu aux expulsions médiévales mais a disparu avec l’Émancipation et le départ de ces élites rurales vers les grandes villes. Je pense aussi au monument juif médiéval de Rouen, découvert fortuitement dans la cour du Palais de justice en 1976.

affiche de l’exposition « Les mondes de Gottlib » (2014)

C’est le plus ancien vestige archéologique juif en élévation, datant de la fin du 11e – début 12e, dont l’architecture a les mêmes qualités que celles des églises romanes contemporaines. Après la mise au jour, il avait été recouvert par une affreuse dalle de béton, nuisant à sa conservation et compliquant sa visite. Il s’agit d’un lieu témoin de l’importance de la présence juive en France avant les expulsions de la fin du 14e siècle. Il se situe d’ailleurs rue aux Juifs, un toponyme qui rappelle la place centrale des juifs dans les villes au Moyen Âge ne France. Les recherches archéologiques récentes tendent à montrer que ce bâtiment fut une synagogue. On a retrouvé au premier étage des banquettes avec au fond une pierre « en boutisse » qui supportait probablement l’arche sainte.

Nous parlions précédemment de ces lieux de patrimoine culturel juif qui disparaissent. A contrario, le mahJ a un projet d’agrandissement. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Le mahJ dispose actuellement d’un parcours permanent de 1 000 m² qui date des années 1990, ce qui est insuffisant. Nous avons un projet ambitieux mais réaliste d’extension sous le jardin Anne Frank. Il permettra de gagner 1 000 m², et de créer des salles de 550 m² pour les expositions temporaires. Quant aux salles actuelles des expositions temporaires, elles permettront de prolonger l’exposition permanente sur 400 m² supplémentaires. Le parcours partira de la présence juive en France dans l’Antiquité (indispensable pour les scolaires) et se prolongera avec l’apogée du franco-judaïsme dans l’entre-deux-guerres, le sauvetage des juifs pendant l’Occupation, la reconstruction d’un judaïsme en France après 1945 et la collection contemporaine. C’est un projet de 18 M€ qui bénéficie du soutien financier de la ville Paris et de l’Etat pour les deux tiers. Nous sommes donc à la recherche de 6 M€ auprès de donateurs privés. Nous espérons ouvrir en 2025 dans une muséographie complètement renouvelée.

La visite commence, au premier étage, par des textes fondamentaux et des objets symboliques. Puis, on passe d’une salle à l’autre pour découvrir un judaïsme aux multiples facettes. Les « juiveries» médiévales sont représentées par des stèles funéraires mises au jour au XIXe siècle lors du percement du boulevard Saint-Germain. L’Italie et ses ghettos sont évoqués par le mobilier sacré (un fauteuil de circoncision du début du XVIIIe siècle), l’orfèvrerie et les broderies liturgiques. Amsterdam, Londres et Bordeaux sont abordées, à travers des objets et des gravures (peinture de Jean Lubin Vauzelle représentant la synagogue de Bordeaux en 1812), comme des modèles d’intégration pour les juifs chassés d’Espagne. Une large part est faite aussi aux célébrations de l’année juive: rouleaux de Pourim, lampes de Hanoukkah, soukkah autrichienne du XIXe siècle décorée d’une vue de Jérusalem.

Mémorial de la Shoah ©
Guilhem Vellut – Wikimedia Commons

Deux sections, « monde ashkénaze traditionnel» et « monde séfarade traditionnel», proposent une vue d’ensemble, à la fois artistique et religieuse, de ces deux grands courants rituels. Un parcours intitulé « L’émancipation, le modèle français» offre une vision historique depuis la Révolution française (peinture d’Édouard Moyse de 1867 sur la tenue à Paris du Grand Sanhédrin) avec une évocation des moments phares de l’intégration. « Présences juives dans l’art du XXe siècle» propose des œuvres du début du siècle. Sous-jacente, se pose l’éternelle question de l’expression juive dans l’art à travers le folklore, les ornements, les sources bibliques et la calligraphie.

L’évocation de la Shoah se veut un mémorial, un temps de pause, dans l’itinéraire. Enfin, des salles d’expositions temporaires ouvertes aux artistes contemporains, un auditorium pour concerts, conférences et projections, une bibliothèque, une photothèque, une vidéothèque et un salon de thé complètent cet ensemble impressionnant.

Le Mémorial du Martyr juif inconnu fut édifié en 1953 par souscription internationale sur un terrain mis à disposition par la Ville de Paris. La façade présente un texte en français, en hébreu et en yiddish en mémoire des victimes de la Shoah. Devant le bâtiment conçu par les architectes Georges Goldberg et Alexandre Persitz, une vasque symbolique, sur laquelle figurent les noms des principaux camps nazis et celui du ghetto de Varsovie, éclaire une crypte en sous-sol dans laquelle brûle une flamme perpétuelle. À l’étage, dans le même bâtiment, se trouvent les salles d’exposition temporaire sur la guerre et le génocide. La bibliothèque et les archives sont exclusivement consacrées à la période du nazisme.

Un autre monde

« On passe le pont, on tourne à droite derrière l’Hôtel de Ville et voici un autre monde. La rue est trop étroite, les maisons trop hautes et toutes lézardées. Entre les échoppes s’ouvrent des cours tristes, avec, au fond, des lumières tristes. Il y a des mots hébreux sur les affiches, sur les enseignes, et jusque sur les étiquettes des bouteilles, à la vitrine du marchand de vin. Le brocanteur achète les vieux journaux, les chiffons, les croûtes de pain, les métaux, les rognures des tailleurs et des casquettiers. »

Edmond Fleg, L’Enfant Prophète, Paris, Gallimard, 1926

Sur la place des Vosges, on trouvera la  Synagogue Charles Liché , dont la construction date de 1963, nommée ainsi en hommage à son fondateur. A deux pas, on trouve la Synagogue des Tournelles dont le bâtiment initial, érigé en 1861, fut incendié lors de la Commune de Paris. Il fut reconstruit par Marcellin Varcellier dans un style proche de celui de la synagogue de la Victoire. La façade présente les Tables de la Loi et les Armes de la capitale. Consacrée en 1876, cette synagogue possède une ossature métallique intérieure à laquelle travailla Gustave Eiffel, plus de dix ans avant l’édification de sa tour. Les deux rangées de tribunes, toutes de fer et de fonte, servent à la fois de support et d’ornementation.

Lieu incontournable de la vie artistique juive depuis près d’un demi-siècle, la galerie Saphir est avant tout l’œuvre d’Elie et Francine Szapiro. Un couple impliqué dans les (re)trouvailles et le partage d’un patrimoine culturel qui refuse d’être perdu, malgré les coups de l’Histoire. Artistes confirmés et révélations, tant furent exposés au rez-de-chaussée de la galerie ou dans le sous-sol qui est une œuvre architecturale en soi, datant de plusieurs siècles. Francine Szapiro nous reçoit, évoquant la genèse de la galerie, mais aussi son rôle contemporain. Notamment dans le cadre des Journées Européennes de la Culture Juive, avec l’exposition « Combats plasticiens : hommage à l’Ukraine ».

RYBACK Issachar – Le porteur de pommes

Jguideeurope : Comment est née la galerie Saphir ?

Francine Szapiro : En 1979, j’étais une journaliste passionnée par l’art, travaillant pour l’Arche, l’Agence télégraphique juive et d’autres médias. Mon mari était un médecin passionné d’histoire, membre fondateur de la Commission française des archives juives. En cette époque de reconstruction culturelle juive, nous avions le rêve commun d’ouvrir une galerie où seraient présentés tous les aspects de cette culture, ses manifestations, les objets rituels et livres anciens… sans l’enfermer dans un ghetto, motivés par l’envie de montrer l’apport réciproque des cultures environnantes.

Qui furent les premiers artistes exposés ?

Il y en a eu tant ! Mon mari et moi étions passionnés par le partage de nos coups de cœur et de nos découvertes dans un lieu de rencontres et d’échanges. Et le rêve a fini par aboutir. Notre première galerie était située boulevard Saint-Germain, et fut inaugurée par Elie Wiesel autour d’une expo sur les cartes postales et le judaïsme visant à montrer la diversité du monde juif. On a commencé par exposer Alain Kleinmann, puis Shelomo Selinger. Cette petite galerie de 15 m² a accueilli de nombreuses autres grandes manifestations par la suite.

KIRCH Michel – Le 5ème jour

Comment percevez-vous l’évolution de l’intérêt pour l’art juif ?

J’aimerais bien un jour pouvoir me poser et raconter cela en détails. Mon mari et moi faisions partis de cette génération qui souhaita reconstruire un patrimoine détruit ou dispersé pendant la guerre. On a connu à l’époque des grands collectionneurs comme Victor Klagsbald, qui est le père de Laurence Sigal, l’ancienne directrice du mahJ. Au lendemain de la guerre, ces collectionneurs cherchèrent partout des témoignages de la vie juive d’antan, aux Puces ou en d’autres lieux de vente. Mon mari a organisé la première vente de judaica au niveau international. Les gens, réalisant ensuite que cela pouvait avoir une valeur marchande, permirent de sauver des objets picturaux ou écrits de la perte et de la destruction. Ainsi, on a vu à la galerie deux générations se succéder. Celle de ceux qui ont voulu reconstruire la vie dispersée, puis celle qui souhaita affirmer son insertion dans le siècle, la volonté d’intégration et d’assimilation, s’éloignant un peu de cette quète à tout prix de traces. Ce qui n’empêcha pas certains jeunes d’être très intéressés et impliqués dans la recherche du patrimoine culturel juif. Une volonté constatée notamment lors des Journées Européennes de la Culture Juive. Ce désir européen de rassembler est très important. Nous avons le plaisir de participer à ces journées depuis le début.

KANTOROWICZ Serge – Synagogue

Lors des JECJ 2022, l’Ukraine a été à l’honneur à la galerie.

Nous avions présenté l’expo « Combats plasticiens » juste avant l’été avec différents artistes qu’on va reprendre. Parmi eux, l’écrivain Hubert Haddad qu’on découvre comme peintre imprégné de kabbale ou Bruno Edan, artiste décédé en 1981 à l’age de 23 ans et à qui l’historienne d l’art Delphine Durand a consacré une magnifique monographie. Trois artistes d’origine ukrainienne y participent aussi. Serge Kantorowicz, qui était réfugié en France pendant la guerre, et qui a perdu une grande partie de sa famille en Ukraine pendant la Shoah.

HADDAD Hubert – La lettre de l’abîme

Il s’est reconstruit par la peinture, travaillant dans les ateliers Maeght où il s’est lié avec d’immenses artistes. Sam Szafran est d’ailleurs son cousin. Serge a développé un monde très poétique et personnel qui sort des représentations traditionnelles. On a également accueilli à la galerie l’œuvre d’Igor Pototsky, un réfugié ukrainien rencontré récemment, considéré comme un grand écrivain, poète et illustrateur. Et enfin la jeune artiste ukrainienne Yana Bystrova. Cette artiste plasticienne traverse des moments difficiles, ne sachant pas ce que sont devenues ses œuvres restées à Kiev pour une expo. Arrivent chez nous de nombreux artistes et écrivains ukrainiens, âmes en peine qui essayent de retrouver  des liens. D’autres artistes sont présentés lors de cette expo.

BIRGA Sergio – Un Rêve

Parmi eux, Sergio Birga, décédé il y a un an. Un Florentin qui est allé à la rencontre des grands expressionnistes allemands, autrichiens et belges qui avaient survécu à la Shoah. Il s’est immergé pendant 50 ans dans l’univers de Kafka, construisant une œuvre très expressionniste autour de l’écrivain. Birga était également un immense graveur sur bois.

On a souhaité abattre les domaines de création entre la gravure, la sculpture, la peinture et même la photographie. En présentant, par exemple, les œuvres du photographe contemporain Jorge Amat, auteur d’un très beau film sur Serge Kantorowicz et de nombreux autres sur l’art et le cinéma. Sans oublier l’œuvre de Michel Kirch, fils de rabbin, dont le travail est le témoignage d’une quête identitaire et spirituelle.

La galerie est donc avant tout un lieu de rencontres, de retrouvailles et de partages d’une culture juive et qui dans le cadre de cette expo célèbre l’élan vital d’une Ukraine combattante.

Galerie Saphir, 69 rue du Temple, 75003 Paris


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