Belgique

Bruxelles

Consistoire central israélite de Belgique

Rue Joseph Dupont 2 1000 Brussels, Belgium

Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind

Rue de l'Hôtel des Monnaies 52 à 1060 Saint-Gilles, Bruxelles, Belgium

Synagogue de Bruxelles

Rue de la Régence 32 1000 Brussels, Belgium

Synagogue Beth Hillel

80, rue des Primeurs, 1090 Bruxelles

Synagogue Séfarade Unifiée

154, rue Roosendael, 1090 Bruxelles

Musée Juif de Belgique

Rue des Minimes 21 1000 Brussels, Belgium

Musée Juif de la deportation et de la résistance

Kazerne Dossin, 153 Goswin de Stassartstraat, 2800 Malines

Vue extérieure de la Grande synagogue de l'Europe à Bruxelles
Grande Synagogue de l’Europe © Steve Krief

La capitale belge possède un caractère cosmopolite: un quart des habitants sont étrangers. Elle compte, en outre, une population juive très diversifiée. Avant la guerre, le quartier juif était situé dans les communes d’Anderlecht et de Schaerbeek, voisines des deux grandes gares. Cette concentration de population a malheureusement facilité la tâche des nazis lors des rafles. C’est là qu’on trouve aujourd’hui, au coin de la rue Émile-Carpentier et de la rue des Goujons, le Monument national aux Martyrs juifs de Belgique. Les noms des 23838 victimes sont gravés dans la pierre. Le square qui abrite le monument s’appelle désormais « Square des Martyrs juifs».

Bruxelles est le siège du Consistoire central israélite de Belgique, représentatif du judaïsme belge. Toute information sur la vie juive en Belgique peut y être obtenue. Pour préparer votre visite de la Bruxelles culturelle, rendez-vous sur le site du Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind. Le  centre propose également en ses murs des activités culturelles et des ateliers et il est fortement conseillé de consulter les événements qui s’y tiendront lors de votre visite.

Intérieur du CCLJ, centre communautaire de Bruxelles longtemps dirigé par David Susskind
CCLJ

La grande Synagogue de la Régence, construite vers 1878, jouxte le Conservatoire royal et se situe non loin du palais de Justice. La façade, plutôt conventionnelle, ne laisse pas deviner l’éclatante majesté de l’intérieur ni la grandeur de son orgue. Cette communauté traditionnelle se réunit le samedi et pour les services des grandes fêtes. La chorale masculine, de même que le chantre, est très réputée. Notez qu’aucune des synagogues belges n’a de service de garde permanent, mais elles peuvent être visitées sur rendez-vous, en appelant les numéros de téléphone fournis.

Les juifs anglophones, pour la plupart liés aux institutions européennes, forment un cinquième de la communauté juive de Belgique. Avec les juifs libéraux francophones, ils assistent aux services de shabbat.La synagogue Beth Hillel est très fréquentée pendant les fêtes juives. Égyptiens, Marocains, Syriens et Irakiens se réunissent à la très conviviale Synagogue séfarade.

Musée juif de Bruxelles ©Michel Wal

Sous la direction de Michel Dratwa, grand érudit du monde juif, le Musée juif de Bruxelles réunit une collection importante de documents anciens et modernes illustrant la vie juive. Les objets exposés proviennent d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Cette exposition permanente se veut pédagogique et se déroule en respectant la chronologie du calendrier hébraïque. Les rites de passage tels que la naissance, le mariage et la mort, sont très clairement illustrés. Afin de pourvoir cette capitale d’un lieu de mémoire et d’histoire juives digne d’elle, ce musée s’est vu attribuer un prestigieux bâtiment : le grand centre d’Art et d’Histoire du Judaïsme belge et européen.

Les nazis avaient choisi des casernes comme camp de regroupement pour les juifs habitant en Belgique. Entre 1942 et 1944, 25267 d’entre eux y furent emprisonnés et envoyés à Auschwitz.Le Musée juif de la Déportation et de la Résistance est conçu comme une antichambre de la mort – ce qu’il fut effectivement. Il présente l’histoire de la Solution finale, ainsi que de la déportation des juifs belges – dont la moitié ne revint pas. Il fait aussi une place honorable aux Belges qui sauvèrent des milliers de juifs dont 4000 enfants.

Rencontre avec Agnès Bensimon, présidente de l’Institut de la Mémoire Audiovisuelle Juive à Bruxelles

Jguideeurope : Comment est née l’idée de créer l’IMAJ ?

Agnès Bensimon : L’institut de la Mémoire Audiovisuel Juive – IMAJ, s’inscrit dans le paysage culturel juif depuis 1984 et a très vite été reconnu comme association subventionnée par la Communauté Française de Belgique, au titre de centre de documentation et de vidéothèque. En effet, au tournant des années 80, les films à thème juif, en Europe, comme dans le monde prennent une importance grandissante. Les fondateurs d’IMAJ analysent ce phénomène comme une réaction au négationnisme qui s’affiche de plus en plus ouvertement. Ce réveil de la mémoire juive envers son histoire et son patrimoine est largement illustré à l’écran.

En Belgique aussi ?

La Belgique ne fait pas exception à ce mouvement. Le nom de Chantal Akerman s’impose. La mission de l’Institut est alors de créer une base de données de toutes les productions sur ce vaste thème, d’acquérir les films pour la vidéothèque. Et naturellement de les diffuser, sous forme d’avant-premières, de colloques et très vite de festivals. Le premier, en 1986 s’intitule « Mieux vaut en rire ». L’humour juif réunit autant les membres de la communauté que le public non juif. IMAJ multiplie les collaborations avec d’autres institutions belges dans un esprit constant d’ouverture.

Vos activités ont-elles été affectées par le Covid ?

En 2020, IMAJ devait fêter son 20ème festival au mois de mars, en rendant hommage à la nouvelle génération de femmes réalisatrices, sous l’intitulé « JEUX DE DAMES ».  La programmation est désormais ventilée sur l’été et l’automne, avec notamment, le 15 juillet, la projection de THE END OF LOVE, de Keren Ben Refaël, produit en France. Le 16 septembre sera projeté « FAMILY IN TRANSITION » d’Ofir Trainin, émouvant documentaire sur les transgenres, précédé d’un magnifique court métrage d’animation, « BUTTERFLIES », sur le même sujet, produit en Allemagne. La suite du programme dépend des partenaires que sont les salles de cinéma, dans le contexte sensible que nous connaissons.

Quels associations participent à ce projet ?

Parmi l’offre abondante des associations qui contribuent au patrimoine culturel bruxellois, RADIO JUDAÏCA en est l’un des pôles phares. Première radio juive libre créée en Europe, en mars 1980,  la station a fêté un demi-siècle d’existence. Installée aujourd’hui dans le quartier branché du Châtelain, à Ixelles, dans des locaux très modernes, on peut mesurer le chemin parcouru. Cette radio fédère les diverses associations communautaires, diffuse des programmes culturels très variés, qui se caractérisent par une ouverture sur le monde.