Lituanie

Vilnius

Synagogue chorale de Vilnius

Pylimo g. 39, Vilnius, Lithuania

Communauté juive de Vilnius

Pylimo g. 4, Vilnius 01117, Lituanie

Institut Yiddish de Vilnius

Vilnius University, Universiteto gatvė, Vilnius, Lithuania

Musée du Gaon de Vilnius

Naugarduko 10/2, Vilnius

Plan du Ghetto de Vilnius

Rūdninkų gatvė 18, Vilnius, Lithuania

Chabad de Vilnius

Bokšto gatvė 19, Vilnius, Lithuania

Centre de Culture juive de Vilnius

Mėsinių gatvė 3a/5, Vilnius, Lithuania

Statue de Romain Gary

Paminklas Romain Gary, Jono Basanavičiaus gatvė, Vilnius, Lithuania

Musée de la Shoah de Vilnius

Pamėnkalnio gatvė 12, Vilnius, Lithuania

Mémorial de Paneriai

Agrastų gatvė 15, Vilnius, Lithuania

Synagogue chorale de Vilnius
Synagogue chorale de Vilnius

La capitale, naguère dénommée la « Jérusalem de l’Est », n’est guère riche en monument juifs. À signaler cependant, ces dernières années, le Musée de la Tolérance du Gaon de Vilnius s’efforce louablement de multiplier les initiatives visant à célébrer la mémoire de la communauté juive de la ville.

La Shulhof, grande synagogue de 3000 places, bâtie en 1630, a été partiellement détruite par les nazis en 1941 ; ses restes furent rasés après guerre par les Soviétiques, qui construisirent un complexe immobilier sur son emplacement. L’actuelle  synagogue est la seule qui a survécu à l’occupation nazie puis soviétique de la Lituanie, des 105 synagogues ou oratoires juifs qui existaient à Vilnius avant la Seconde Guerre mondiale. La communauté compte environ 5000 membres et édite un bulletin comprenant des articles en anglais, intitulé Jerusalem of Lithuania. Ses institutions sont concentrées dans la rue Pylimo :  le siège de la communauté abrite également le centre israélien de Culture et d’Art et le Musée juif d’État, au premier étage.

À part ce qu’il reste de l’ancien ghetto – dont vous trouverez un plan gravé sur une plaque de marbre à l’entrée de ce qui fut la porte principale du ghetto – le monument d’intérêt majeur est la tombe du Gaon de Vilna. Elle était naguère située dans le cimetière juif de Shnipishok (un quartier de la ville), au nord de la rivière Vilia. Elle est désormais dans le cimetière Dembovka, connu sous le nom de Saltonishkiu, au nord-ouest de l’ancien ghetto, près de Virshulishkes et Sheshkines. Le site exact de la tombe est encore un objet de controverse, en raison des conditions dans lesquelles, sous le régime communiste, eurent lieu les exhumations du Gaon et de quelques autres personnes enterrées à ses côtés comme le comte Potocki, un noble polonais converti au judaïsme. Il existe des restes d’un autre cimetière, celui de la rue Zaretcha.

Le centre Chabad Loubavitch, dirigé depuis une quinzaine d’années par le rabbin américain Sholom Ber Krinsky est un centre communautaire et culturel très actif.

L’université de Vilnius héberge désormais un très intéressant centre de recherche sur les cultures sans État, qui comprend un  département d’Études juives et yiddish.

Le récemment inauguré Centre de culture juive, propose des activités, un centre d’information, une salle d’exposition, un café un un musée virtuel de la Vilnius juive sur leur site Internet.

Statue de Romain Gary, Vilnius

En continuant votre visite de la Vilnius juive, rendez-vous au coin des rues J. Basanaviciaus et Mindaugo devant la statue d’un petit garçon qui lève les yeux au ciel. Cet enfant n’est autre que Romain Gary, né Roman Kacew, qui a vécu à quelques pas de là (Basanaviciaus 18). La statue évoque un passage de La Promesse de l’Aube, dont une partie de l’action se déroule à Vilnius, où le jeune héros tente de manger l’une de ses chaussures pour impressionner une camarade de classe.

Installé dans un ancien théâtre juif, le  Musée de la Tolérance du Gaon de Vilna accueille visites guidées et conférences et a sous sa juridiction plusieurs musées. Tout d’abord, vous pouvez visiter la maison de bois verte qui abrite l’aile consacrée à l’exposition sur la Shoah. Vous y trouverez des information sur l’histoire et la culture des juifs lithuaniens, les Litvaks en Yiddish. La majorité de cette communauté fut exterminée pendant la Shoah et le musée explore en profondeur la Seconde Guerre mondiale. Fait méritant d’être relevé, le musée ne fait pas l’impasse sur le difficile sujet de la collaboration lituanienne pendant l’extermination nazie. Une installation audio et vidéo retrace la vie de la ghetto de Malina, avec des extraits d’authentiques journaux intimes.

Toujours géré par le Musée du Gaon, le mémorial de Paneriai commémore la mémoire des 70000 personnes, dont plus de la moitié était juive, assassinées entre juillet 1941 et 1944 par la Gestapo, le SS, et l’Unité spéciale de Vilnius. Un petit musée expose des reproductions de photographies d’archive – la majorité des images est insoutenable.

Samuel Bak, « Famille », 1974

À noter également,cette fois sur le site du Musée du Gaon, le musée Samuel Bak, inauguré en novembre 2017. Cet artiste juif né à Vilnius en 1933 est le seul survivant avec sa mère du ghetto de Vilnius. Après de multiples pérégrinations, de camps de transit en camps de personnes déplacées, ils émigrent en Israël en 1948. Bak étudia à l’Académie des Beaux-Arts de Bezalel, avant de vivre à Paris et Rome pour plus tard s’installer définitivement aux États-Unis. Il est revenu pour la première fois à Vilnius en 2001.

Pour finir sur l’extension remarquable du Musée du Gaon, et donc du développement formidable de la culture et de l’histoire juives ces dernières années, signalons que le Musée Jacques Lipchitz rouvrira bientôt ses portes après des travaux de rénovations et que sont en contruction deux nouveaux musées : Le Musée de la Culture et de l’Identité des Litvaks, et le Musée-Mémorial de la Shoah et Lituanie et du Ghetto de Vilnius.